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La prévention

 

1) Les moyens de Prévention :

 

Pour prévenir l’apparition d’une tornade, les météorologues disposent de plusieurs outils. Mais cette prévention reste encore à perfectionner.

 

  • Le radar Doppler, outil principal de prévention :

Le radar Doppler permet d’analyser une cellule orageuse qui serait susceptible de créer une tornade. Il se présente sous la forme d’un pylône surmonté d’une sphère.

Un radar doppler aux Etats-Unis

 

Les radars dits « à effet Doppler » émettent des micro-ondes qui se réfléchissent sur les gouttes de pluie et sur les cristaux de glace. Selon ce que l’onde va traverser (eau, glace…), elle renverra un signal au radar, donnant alors des chiffres que les météorologues pourront analyser. Le radar doppler permet donc d’indiquer : la quantité et le taux des précipitations, la vitesse de ces précipitations, les variations des vents, les fronts de rafale et les configurations cycloniques (rotation des masses d’air) propices aux tornades.  Toutes ces informations sont détectées à la seule condition que l’orage étudié, est dans la zone couverte par le radar (environ 300 Km).  Un radar ne verra généralement  jamais la tornade parfaitement, à moins qu'elle ne se forme juste à côté du dôme. En effet, sa résolution est de l'ordre du kilomètre alors qu'une tornade a un diamètre compris, généralement, entre 1 et  100 mètre (mais il peut aller jusqu’à quelques centaines de mètres). De plus, il faut que le radar soit à moins de 100 kilomètres de la zone étudiée,  afin de mesurer correctement le taux de rotation des masses d’air(le mésocyclone). On peut  alors s'appuyer sur cette présence du mésocyclone pour avertir les populations menacées et leur conseiller de se mettre en lieu sûr. Mais il faut savoir que la formation d’une tornade ne pourra être prévue que quelques minutes avant voir une demi-heure au maximum.

Image:Crochet tornade2.PNG

Échos d’un radar Doppler d’une tornade à Oklahoma City le 3 Mai 1999. Sur cette image radar, le  rouge représente le chemin de la tornade, plus particulièrement le retours des débris occasionnés.

 Un système de triangulation est donc nécessaire pour savoir si une tornade aura bien lieu. La mise en œuvre de plusieurs radars permet de localiser plus précisément le foyer orageux ainsi que son déplacement, permettant par la suite d’être en mesure de définir plus précisément la formation d’une tornade ou non.

Mais la répartition de radars de ce genre dans le monde est inégale. Il est vrai que pour certains pays comme la France, où les tornades restent encore faibles et causent des dégâts généralement minimes, l’achat de ces radars serait très onéreux. Par contre pour d’autres pays comme les Etats-Unis (un radar tous les 30-50 Km dans la « Tornado Alley », plus tous les radars mobiles) ou le Canada (95% du territoire couvert), l’importance de ce type de radar est primordiale, aussi bien pour de la prévention que pour comprendre le phénomène de la tornade.

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Les mesures par radar Doppler effectuées au cours des différentes années depuis ses débuts en 1970 ont permis d’améliorer les connaissances des scientifiques sur les tornades. Grâce aux différentes études de cellules orageuses, on a grandement amélioré la connaissance du courant ascendant, de la colonne d'air montante au cœur de l'orage, ainsi que de ses interactions avec l'environnement. On sait aujourd'hui bien mieux :

  • comment fonctionne un fort courant ascendant et comment il amorce le mouvement de rotation de l'air
  • comment les vents tournants s' intensifient pour donner naissance à la tornade.
  • comment fonctionne un mésocyclone, cette zone de rotation dans un orage qui peut mener à la formation d’une tornade. 

 

  • Autres systèmes de prévention :
  • Les fusées téléguidées :

Les fusées téléguidées permettent d’apporter des informations sur les paramètres physiques d’un cumulonimbus.

  • Les caméras infrarouges :

Ce type de caméra permet de détecter la chaleur émise lors de la formation d’une tornade.

  • Les satellites :

Ils permettent de détecter la formation de vents violents et donc d’orages lorsque ceux-ci se forment hors de la portée efficace des radars Doppler.

  • Les « chasseurs de tornades » et observateurs :

La formation des tornades étant encore  mal connue, les météorologistes peuvent donc  aussi s’appuyer sur un réseau d’observateurs volontaires pour les détecter. En effet, les supports technologiques utilisés par les météorologues pour essayer de prévoir une tornade sont souvent limités.  Les satellites n'ont pas une résolution suffisante pour pouvoir détecter les tornades de manière précise. Quant aux radars, ils ne peuvent détecter la formation d’une tornade que si les configurations cycloniques propres aux tornades se déroulent dans leur champ de portée. Lors de ce type de phénomène présentant une formation rapide et imprévisible, rien ne peut remplacer les observations sur le terrain.

 

  • La prévention envers les habitants de zones « à risques » :

Dans les pays les plus touchés comme par exemple les Etats-Unis, les habitants des zones exposées à la formation de tornades (Tornado Alley notamment), sont informés des consignes à respecter.

Dans une maison :

        • Se tenir loin des portes, fenêtres et murs extérieurs
        • Se réfugier au sous-sol, dans un placard ou sous un escalier
        • Rester au centre de la maison ou du côté opposé à l'orage
        • Sortir immédiatement d'une maison mobile

À l'extérieur :

        • Se déplacer dans la direction perpendiculaire à la trajectoire de la tornade
        • Si nécessaire, s'allonger dans un fossé
        • Ne pas rester dans une automobile
        • S'il n'y a pas d'abri solide, s'accrocher au pied d'un arbuste

 

 

2) Le projet « HAARP », ou l’éventualité de pouvoir créer ou empêcher une tornade :

 

Plusieurs scientifiques et experts en armement ainsi que des députés du Parlement Européen se montrent préoccupés par le développement de ce projet.

Les initiales HAARP signifient en anglais "High-frequency Active Auroral Research" (recherches dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales).

Derrière ces initiales se cache un projet qui coûte 30 millions de dollars chaque année et que l'armée américaine présente comme d'innocentes recherches sur l'ionosphère. Néanmoins, il est difficile de croire qu'il ne s'agit pas d'un projet à des fins militaires lorsque l'on sait que les vrais utilisateurs sont la Navy, l'Air Force et le Département de la Défense.

L’ionosphère est une région de l'atmosphère située entre la mésosphère et la magnétosphère, c'est-à-dire entre 60 et 800 km d'altitude. Elle est constituée de gaz fortement ionisé à très faible pression.

Schéma représentant l’atmosphère

Il s'agit d'une grande installation qui s'étend sur plusieurs hectares, à Gakona, une petite localité au nord-est d'Anchorage en Alaska. Le coin n'est pas si perdu que cela puisque l'installation touche les immenses réserves gazières et pétrolières appartenant à la société Arco, par ailleurs propriétaire des brevets technologiques composant Haarp et "financier-écran" de ces équipements.

Le complexe du projet HAARP

 

Le projet apparaît comme un vaste périmètre plat et déboisé, planté de 48 antennes de 20 mètres de haut, reliées chacune à un émetteur d'un peu moins de 1 million de watts de puissance. A terme, le nombre d'antennes et la puissance des émetteurs sont appelés à se multiplier pour atteindre la puissance phénoménale de 1 milliard de watts émis par un réseau de 360 antennes. Les émetteurs sont alimentés en énergie par 6 turbines de 3.600 CV brûlant quelque 95 tonnes de diesel par jour. 

Vue d’une partie des 48 antennes. L’ensemble de l'installation est assez nocif  pour l'environnement proche puisqu'elle émet plus de 7 tonnes par jour  de matières polluantes.

 

Selon ces scientifiques, les militaires n'en sont qu'à la phase expérimentale de leurs travaux mais les résultats déjà enregistrés sont très prometteurs. Ainsi, grâce à l'injection de fortes quantités d'énergie dans l'ionosphère, on pourra influencer la météorologie pour provoquer des effets bénéfiques dans une région donnée... ou cauchemardesque dans une autre.

Ainsi par ce projet, une tornade pourrait être créée ou empêcher sur la seule volonté du gouvernement américain à n’importe quel endroit.

C’est le seul projet connu, pour l’instant, qui pourrait avoir des conséquences sur le climat et donc sur la création des tornades.

Mais nous ne pouvons qu’émettre des suppositions, car ce projet reste en grande partie « secret » et comporte donc de nombreuses parts d’ombres.